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L’article présente l’outil LOTUS, développé par le laboratoire RASSCAS de l’ISEN Méditerranée, pour évaluer les impacts sociaux et environnementaux des projets technologiques. LOTUS est un atelier de 3 heures qui vise à concevoir des solutions pour réduire ces impacts. L’outil s’appuie sur les travaux de Kate Raworth et du Stockholm Resilience Centre. Les expérimentations ont montré que LOTUS a dépassé les objectifs initiaux, favorisant l’acceptabilité des projets et la prise en compte des limites planétaires et des besoins sociaux. L’outil est polyvalent et adaptable à différents types de projets. Les résultats soulignent l’importance de prendre en compte les impacts sociaux et environnementaux dans les projets technologiques. LOTUS représente une avancée significative dans la conception responsable et durable des technologies, et ouvre des perspectives de développement futur pour une conception plus régénérative.
Cet article propose une analyse approfondie des interactions entre l’intelligence économique (IE), l’intelligence artificielle (IA) et les dynamiques territoriales à l’ère de la transformation numérique. Les technologies d’IA, en particulier l’IA générative, transforment en profondeur la production, la circulation et la valorisation de l’information stratégique, aussi bien dans les entreprises que dans les territoires. S’appuyant sur les travaux académiques relatifs à la gestion des connaissances et à la gouvernance de l’information, l’étude montre comment les territoires peuvent devenir des espaces d’expérimentation d’une intelligence collective augmentée, où l’IA contribue à renforcer la compétitivité, l’innovation et la résilience. L’article adopte une démarche analytique et critique, interrogeant la complémentarité entre puissance algorithmique et discernement humain, ainsi que les conditions d’une gouvernance éthique et partagée de la donnée.
Les coordonnées géographiques de Latitude et de Longitude fournies par Google Earth sont affectées par des erreurs qui laissent affirmer des incertitudes dans les mesures des distances et des trajets. La présente étude propose des formules d’amélioration afin de rendre les données de géolocalisation plus précises. Dans une démarche qui présente les formules pour évaluer et améliorer les incertitudes sur les distances produites par Google Earth, nos résultats démontrent que les incertitudes et les erreurs sur les distances contenues dans les mesures provenant de Google Earth sont tangibles en fonction de l’évaluation des distances qu’elles soient courtes, longues ou moyennes. La probabilité d’erreurs sur les coordonnées fournies par Google Earth est de plus ou moins (+/-) 2 mètres. La distribution des erreurs en fonction des distances montre qu’une erreur de +/- 3 m a seulement 0,4% de chance d’être dépassée. Cette méthodologie prend en compte la structure du globe terrestre : les méridiens, les parallèles, les pôles, l’équateur, les hémisphères et la structure bosselée de la Terre. Ces corrections contribuent à corriger la précision dans les applications qui utilisent la géolocalisation comme moyen d’optimisation des services. La correction des erreurs issues des coordonnées géographiques en se servant des formules qui réduisent les erreurs auraient un impact sur la géolocalisation dans les secteurs d’activités tels que le transport des biens, l’agriculture de précision et la santé. Tout en tenant compte du fait que la géolocalisation offre des avantages considérables en transformant de nombreux domaines, elle pose cependant quelques questions importantes concernant la vie privée des individus.
Les plantes présentes dans l’environnement sont confrontées à des stress constants, qu’ils soient biotiques ou abiotiques. Ces stress peuvent réduire considérablement la productivité de cultures importantes dans le monde entier, avec des pertes annuelles de rendement allant de 25 % à 50 % de la production totale. Les stress biotiques comprennent les herbivores, les ravageurs et les agents pathogènes. Les plantes ont donc développé un système de défense multicouche pour prévenir le problème du stress biotique, qui comprend le système de défense constitutif (SAR) et le système de défense induit (ISR). L’utilisation excessive de produits chimiques synthétiques a des effets néfastes sur l’environnement et la santé humaine, ce qui décourage l’application de pesticides dans le secteur agricole. En conséquence, les chercheurs du monde entier se sont tournés vers des stratégies alternatives respectueuses de l’environnement pour prévenir les maladies des plantes. Il existe toute une gamme d’agents de lutte biologique. Actuellement, les chercheurs explorent l’utilisation de micro-organismes bénéfiques comme stratégie écologique pour lutter contre les maladies des cultures. Divers genres de bactéries et de champignons ont démontré un grand potentiel en tant qu’agents de lutte biologique contre diverses maladies des plantes. En outre, à ce jour, les chercheurs en biotechnologie explorent la résistance systémique acquise (SAR) et la résistance systémique induite (ISR) des plantes, leur rôle et leur mode d’action contre les phytopathogènes et le stress des plantes. Cet article s’efforce de décrire les nouveaux biostimulants et éliciteurs naturels créés par la biotechnologie et la nanotechnologie au cours des dernières années, afin d’apporter un nouvel éclairage sur l’augmentation de la SAR et de l’ISR dans le système de défense des plantes.
L’innovation dans le domaine médical et chirurgical vise l’optimisation de la qualité des pratiques de soins délivrés aux patients. Cette étude dresse un panorama des nouvelles technologies qui supportent cette innovation dans le domaine de l’orthopédie et de la traumatologie et illustre leur appropriation dans le cas tangible du CHU de Nice. Elle s’appuie sur une revue de la littérature confrontée à un entretien mené auprès d’un directeur de recherche hospitalo-universitaire visant l’amélioration de la prise en charge des patients en traumatologie ostéo-articulaire. Les résultats de cet état de lieux présentent les avantages et limites de technologies variées : modélisation, simulation et impression en trois dimensions (3D), visualisation étendue, systèmes robotique et de navigation, applications internet et smartphone. Leur intégration dans les établissements et dans l’écosystème de santé est discuté au regard du concept de jumeau numérique et de critères de faisabilité humaine, organisationnelle et sociétale. Cette étude contribue à alimenter la réflexion des chirurgiens et leurs équipes pour conduire une démarche de développement de leurs dispositifs numériques.
Cet article propose une analyse critique des usages du concept d’innovation dans le secteur naval de défense français. S’appuyant sur une enquête qualitative menée auprès d’ingénieurs, de marins et de décideurs institutionnels, il met au jour l’ambivalence du terme : à la fois outil de légitimation institutionnelle et catégorie performative orientant l’action. L’innovation s’inscrit ici dans des logiques de pouvoir, révélant une fracture entre les innovations « descendantes », portées par l’État et l’industrie, et les innovations « ascendantes », issues du terrain. En filigrane, deux visions s’opposent : l’une valorise la rupture technologique, la complexité et la projection à long terme ; l’autre défend l’adaptabilité, la simplicité et la maîtrise concrète des équipements. Cette tension redéfinit les compétences, les rôles et les hiérarchies professionnelles, tout en posant une question centrale : qui détient, en pratique, le pouvoir d’innover dans la Marine ? Certes, l’innovation ouverte promeut la participation de tous, mais quelle place réelle les apports des opérationnels occupent-ils dans les grandes orientations stratégiques ? Loin d’être un concept neutre, l’innovation apparaît ici comme un analyseur du politique, structurant les rapports entre élites institutionnelles et acteurs de terrain. L’analyse met en lumière un sentiment de dépossession progressive des savoir-faire opérationnels au profit d’acteurs centraux détenant les ressources pour imaginer le futur. L’innovation devient ainsi un levier de redistribution du pouvoir symbolique dans la fabrique du changement.
Dans des environnements turbulents et incertains, les organisations recourent de plus en plus à des structures temporaires pour renforcer leur capacité d’adaptation. Cette étude analyse le rôle des task forces dans la supply chain aéronautique pour le développement des microfondations des capacités dynamiques. À partir d’observations participantes et d’entretiens auprès d’acteurs du secteur, nous montrons comment les task forces, conçues à l’origine comme outils de gestion de crise, évoluent vers des mécanismes adaptatifs favorisant la réactivité, la collaboration et la flexibilité stratégique. Nos résultats soulignent qu’elles peuvent catalyser l’apprentissage et la coordination tout en redéfinissant leur caractère temporaire.
2026
Volume 26- 11
Les possibles de la décarbonation de l’industrie : au-delà du progrès technique2025
Volume 25- 10
La décarbonation : industrie, économie et politique2024
Volume 24- 9
Les filières de production dans la bioéconomie2023
Volume 23- 8
Intelligence artificielle et Cybersécurité2022
Volume 22- 7
Trajectoires d’innovations et d’innovateurs2021
Volume 21- 6
L’innovation collaborative2020
Volume 20- 5
Les systèmes produit-service2019
Volume 19- 4
L’innovation agile2018
Volume 18- 3
Innovations citoyennes2017
Volume 17- 2
Innovations de mobilité. Transports, gestion des flux et territoires2016
Volume 16- 1
Stimulateurs de l’entrepreneuriat innovant