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L’encadrement des oeuvres d’art est une pratique récente si l’on considère que les premières créations artistiques remontent à plusieurs millénaires. Les oeuvres de l’âge de pierre ne comportaient pas de bordures artificielles, leur expression étant physiquement limitée par les structures naturelles et géologiques. Dans la culture occidentale, les premières formes d’encadrement et de présentation des images sont attestées dès l’Antiquité, entre 800 av. J.-C. et 500 apr. J.-C. Des modes de présentation plus élaborés n’ont fait leur apparition en Europe occidentale qu’au début du XIIIe siècle, tandis que le modernisme a imposé un nouveau style d’encadrement à partir de 1910. La période contemporaine a pris le relais à la fin du XXe siècle, voyant émerger la tendance consistant à associer peintures abstraites et cadres anciens, fusionnant ainsi des éléments issus de cultures et d’époques différentes. Toutefois, le cadre peut parfois distraire le spectateur, car celui-ci perçoit inconsciemment à la fois l’émotion émanant de l’oeuvre et l’apport du cadre lui-même. Dans le domaine de la décoration intérieure classique, l’art numérique s’impose aujourd’hui comme un concurrent de l’oeuvre encadrée traditionnelle, en proposant une expérience et une interaction inédites avec l’art. Par ailleurs, l’évolution de nos espaces de vie liée au télétravail pourrait favoriser l’art numérique et les affichages holographiques en 3D, laissant penser que notre perception de l’art électronique devra probablement être profondément réévalué.
James Bond est-il, dans le corpus flemingien, un super-héros de bureau et de casino, ou un insulaire qui ne se cantonne pas aux îles britanniques ? Il évolue de lieux domestiqués en littoraux avantageux, se confrontant à des jardins dangereux, dans un espace narratif à caractère archipélagique où la naturalisation est récurrente. Il est amené à plusieurs reprises à se rendre en Jamaïque, terre de prédilection de son créateur, comme il se rend sur différentes îles fictives mais vraisemblables, peuplées au moyen de listes d’espèces tropicales. Lui-même est régulièrement comparé à un animal prédateur, et son rapport à la nature qui évolue en fonction des noeuds narratifs, est marqué au coin de l’utilité comme du respect. Ses antagonistes fréquemment animalisés, qui dominent souvent la nature pour y mourir, s’opposent à ses alliés féminins, qui renvoient presque tous à des espèces de fleurs. Mais la nature sert aussi à rendre son univers sensible au lecteur, comme à fournir des leviers narratifs ou des armes alternatives, et si cette nature est datée ou choisie, les récits font l’effet de porter un sous-texte environnementaliste.
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