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ArtSci - ISSN 2515-8767 - © ISTE Ltd
La revue Arts et sciences présente les travaux, réalisations, réflexions, techniques et prospectives qui concernent toute activité créatrice en rapport avec les arts et les sciences.
La peinture, la poésie, la musique, la littérature, la fiction, le cinéma, la photo, la vidéo, le graphisme, l’archéologie, l’architecture, le design, la muséologie etc. sont invités à prendre part à la revue ainsi que tous les champs d’investigation au carrefour de plusieurs disciplines telles que la chimie des pigments, les mathématiques, l’informatique ou la musique pour ne citer que ces exemples.
The Arts and Sciences journal presents works, achievements, reflections, techniques and prospects that concern all creative activities related to the arts and sciences.
Painting, poetry, music, literature, fiction, cinema, photography, video, graphic design, archeology, architecture, design, museology etc. are invited to take part in the journal as well as all fields of investigation at the crossroads of several disciplines such as pigment chemistry, mathematics, computer science or music, to name but a few examples.
Volume 20- 4
N° Spé : Des sciences écologiques aux arts du paysageDans une perspective historique des rapports entre arts et sciences, on rappelle d’abord ce qu’est la propagation en physique avant d’approfondir l’histoire des pavages, c’est-à-dire de l’occupation de l’espace, en art comme en science, ce qui démontre de nombreux liens interdisciplinaires à toute époque, de la décoration aux mathématiques, à la physique et la chimie et l’architecture, dans tous les sens. La considération de l’art et la science à l’ère industrielle et notamment les musiques et leurs connexions possibles permet de conclure sur la réalisation de nouvelles voies entre arts et sciences.
Cette étude est consacrée à l’étude du dessin de l’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci, ce qui nous permet de dévoiler la géométrie sous-jacente à la construction dudit homme, défi antique lancé par l’architecte romain, Marcus Vitruvius Pollio, dans son ouvrage De architectura. Notre étude vise à comprendre la genèse de cette oeuvre, son élaboration progressive et la manière dont Léonard a su élucider un problème resté sans réponse durant des siècles. L’analyse met également en lumière le rôle fondateur des mathématiques érigées depuis les premières civilisations en langage commun de la connaissance et de la perfection. Considérées, depuis toujours, comme un moyen de percer les secrets de l’univers, leur usage dans ce dessin emblématique, révèle l’esprit scientifique de Léonard animé par la recherche d’une harmonie universelle.
Jusqu’à l’expédition du Challenger (1872-1876), et en dépit de travaux isolés qui démontrèrent le contraire dès le début du XIXème siècle, la communauté naturaliste était convaincue que les profondeurs marines n’abritaient aucune vie animale. Mais dès que les découvertes du Challenger furent publiées, les zoologistes prirent connaissance de formes de vie tout à fait inédites et les artistes qui représentaient à cette époque les organismes étudiés par les scientifiques permirent aux spécialistes mais aussi à un public plus large de visualiser des créatures surprenantes. D’autres expéditions, notamment celle du Valdivia (1898-1899), révélèrent une vie abyssale toujours plus diverse et abondante, lithographiée ou aquarellée jusqu’au milieu du XXème siècle, avant que la photographie n’ouvre une autre perspective artistique.
The relationship between the mineral and the living has always been a subject of debate, but nowadays it is of growing interest, probably due to scientific advances that have blurred the classical distinction between living and non-living. The first part of this article explores various passages from mineral to living : in ancient stories (Genesis and Greco-Roman mythology) and contemporary role-playing games on the one hand, and in the emergence of life on the other, as understood by science over the centuries. The second part focuses on the reverse passages, from the living to the mineral : several possible mineralizations of organisms, in vivo (biomineralizations) and post-mortem (fossilizations, petrifications), with their artistic and literary revivals, are thus addressed. The third part evokes the proximities between the mineral and the living : natural proximities (in particular those involving epiliths such as lichens) or due to humans (from prehistoric cave paintings to Arte povera). We will finally see how certain writers and artists reach a true intimacy with the mineral world in which they project themselves and find themselves.
Baartman était une femme du peuple indigène Khoisan d’Afrique du Sud. En 1810, alors qu’elle travaillait comme domestique au Cape Town, elle fut persuadée de se rendre en Angleterre pour y être représentée comme une Africaine sauvage, la « Vénus hottentote ». Elle fut exposée comme une créature "ethno-érotique" en Grande-Bretagne et à Paris. Après sa mort fin 1815, son corps fut disséqué et George Cuvier publia des détails sordides sur son anatomie dans un rapport de 1817. Sa dépouille fut conservée et exposée périodiquement au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris jusqu’à son rapatriement en Afrique du Sud en 2002. L’histoire tragique de l’exploitation de Baartman a fait l’objet de nombreux livres, films et articles. Nous nous concentrons ici sur deux aspects relativement peu documentés de son exploitation par les artistes et les scientifiques. Le premier est l’exploitation artistique, à travers une exposition de ses représentations par les artistes d’estampes satiriques, un médium très populaire à l’époque de Baartman. Ses représentations, toujours de profil, les fesses fortement exagérées, sont devenues, dans les estampes satiriques, une représentation générique des femmes africaines. Fidèles au racisme orthodoxe du début du XIXe siècle, ces représentations soulignaient les différences entre Européens et Africains, l’« altérité » des Africains. Deuxièmement, une exposition retraçant l’utilisation de ses images et de ses caractéristiques, notamment (mais pas seulement) son crâne et son cerveau, montrera l’exploitation scientifique de Baartman. Ses caractéristiques morphologiques ont servi à étayer la thèse de l’infériorité des peuples africains. Cela a commencé avec un rapport de 1816 sur sa visite aux professeurs du Musée d’histoire naturelle et le rapport de Cuvier de 1817 sur la dissection de son cadavre, et s’est poursuivi jusqu’aux années 1970.
Comité de rédaction
Rédactrice en chef
Marie-Christine MAUREL
Sorbonne Université, MNHN, Paris
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Membres du comité
Jean AUDOUZE
Institut d’Astrophysique de Paris
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Georges CHAPOUTHIER
Sorbonne Université
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Ernesto DI MAURO
Università Sapienza
Italie
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Jean-Charles HAMEAU
Cité de la Céramique Sèvres et Limoges
jean-charles.hameau @sevresciteceramique.fr
Ivan MAGRIN-CHAGNOLLEAU
Chapman University
États-Unis
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Joëlle PIJAUDIER-CABOT
Musées de Strasbourg
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Nicolas REEVES
Université du Québec à Montréal
Canada
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Bruno SALGUES
APIEMO et SIANA
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Ruth SCHEPS
The Weizmann Institute of Science
Israël
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Hugues VINET
IRCAM, Paris
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Philippe WALTER
Laboratoire d’archéologie
moléculaire et structurale
Sorbonne Université Paris
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