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Cet article soulève la question fondamentale de savoir si tous les êtres humains perçoivent les couleurs et les goûts de la même manière. La perception des couleurs est fortement altérée lorsque l’oeil perd sa capacité à distinguer les dégradés de couleurs, ce qui entraîne une tendance vers le gris et le jaune. Des différences cognitives sont observées entre les hommes et les femmes quant à la perception des couleurs : les femmes peuvent distinguer davantage de nuances et possèdent un spectre de couleurs plus étendu. Cependant, la complexité du jugement des couleurs repose principalement sur le niveau d’instruction et l’expérience visuelle de l’observateur. L’évaluation des couleurs et des goûts est donc subjective et repose presque entièrement sur l’expérience personnelle. Il n’existe pas de réponse unique et satisfaisante à la question de savoir si une couleur ou un goût particulier est approprié ou non, ni pourquoi nous interprétons les couleurs différemment.
Quelques jours avant de mourir le 8 mai 1880, Gustave Flaubert élaborait l’épisode sur la botanique, un des derniers de son roman Bouvard et Pécuchet. À cette fin, et inspiré par une phrase de Rousseau sur le calice des fleurs qui « manque à la plupart des liliacées », il avait rédigé une note en forme d’énigme botanique : trouver une plante commune, poussant en Normandie au mois d’avril, qui serait d’une famille qui dérogerait à une règle générale chez les plantes (« Toute plante a des feuilles, un calice et une corolle »), mais qui elle-même dérogerait à cette exception au sein de sa famille (une exception à l’exception). Sans grande familiarité avec la botanique, Flaubert prétendait prédire l’existence d’une telle plante, alors que l’énigme suscitait la circonspection chez ses amis plus savants. Une enquête de Maupassant lui a permis d’exa-miner des solutions possibles d’abord parmi les Renonculacées puis les Rubiacées, où la shérarde lui a semblé répondre à son attente. Cet épisode laisse toujours plusieurs questions sans réponse, auxquelles nous tentons d’apporter des éclai-rages, qui nécessitent un regard botanique sur cette énigme : pourquoi Rousseau a-t-il écrit « la plupart » ? Pourquoi Flaubert a-t-il refusé la première solution de Maupassant ? Pourquoi a-t-il accepté la seconde ? La shérarde était-elle en 1880, et est-elle aujourd’hui une bonne solution à son énigme ? Quels mécanismes naturels ou épistémologiques, produi-sent les exceptions aux exceptions ? Comment cette plante imaginaire peut-elle devenir le terrain de confrontation de conceptions différentes de la nature et de la connaissance, du XIXe au XXIe siècle ?
Dans une perspective historique des rapports entre arts et sciences, on rappelle d’abord ce qu’est la propagation en physique avant d’approfondir l’histoire des pavages, c’est-à-dire de l’occupation de l’espace, en art comme en science, ce qui démontre de nombreux liens interdisciplinaires à toute époque, de la décoration aux mathématiques, à la physique et la chimie et l’architecture, dans tous les sens. La considération de l’art et la science à l’ère industrielle et notamment les musiques et leurs connexions possibles permet de conclure sur la réalisation de nouvelles voies entre arts et sciences.
Cette étude est consacrée à l’étude du dessin de l’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci, ce qui nous permet de dévoiler la géométrie sous-jacente à la construction dudit homme, défi antique lancé par l’architecte romain, Marcus Vitruvius Pollio, dans son ouvrage De architectura. Notre étude vise à comprendre la genèse de cette oeuvre, son élaboration progressive et la manière dont Léonard a su élucider un problème resté sans réponse durant des siècles. L’analyse met également en lumière le rôle fondateur des mathématiques érigées depuis les premières civilisations en langage commun de la connaissance et de la perfection. Considérées, depuis toujours, comme un moyen de percer les secrets de l’univers, leur usage dans ce dessin emblématique, révèle l’esprit scientifique de Léonard animé par la recherche d’une harmonie universelle.
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