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The Lady of Lespugue, or Avatars of a prehistoric woman revisited

La Dame de Lespugue et les avatars d’une femme de la préhistoire revisitée


Patrick Paillet
Muséum national d’Histoire naturelle



Published on 30 November 2021   DOI : 10.21494/ISTE.OP.2021.0751

Abstract

Résumé

Keywords

Mots-clés

The "Venus", or as we should say, the "Lady" of Lespugue displays a naked body whose hypertrophied forms, born from ivory through the mind and hand of a sculptor, have since its discovery contributed to an abundant scientific, artistic and even poetic literature. If prehistoric statuary sometimes has some aesthetic surprises for us, either because it displays its naturalistic pretensions, or because it claims a deliberately schematic expression, it seldom offers such an expressive modernity. So much has been said and written about this old lady - good manners should keep us silent about her age - but even after about 25,000 years, she still shows that the breath of eternity which animates her could fire up our inspiration. But we cannot remain coy in the face of this ideal representation of a woman that defies all anatomical sense. Therefore, we propose in these few lines to lift a corner of the "veil" or the "loincloth" which has never hidden anything of its reinvented nudity.

La « Vénus » ou plutôt, devrait-on dire, la « Dame » de Lespugue exhibe un corps dénudé dont les formes hypertrophiées, nées dans l’ivoire par le truchement de l’esprit et de la main d’un sculpteur de génie, ont nourri depuis sa découverte une abondante littérature scientifique, artistique et même poétique. Si la statuaire préhistorique nous réserve parfois des surprises esthétiques, soit parce ce qu’elle affiche ses prétentions naturalistes, soit parce qu’elle revendique une expression délibérément schématique, offre peu souvent une telle modernité expressive. On a tant dit et tant écrit sur cette vieille dame, dont les bonnes manières voudraient que nous taisions l’âge, mais qui affiche tout de même environ 25 000 ans, que le souffle d’éternité qui l’anime viendrait à disperser notre inspiration. Mais on ne saurait rester coi face à cette représentation idéelle de la femme qui défie le bon sens anatomique. Nous proposons dans ces quelques lignes de lever un coin du « voile » ou plutôt, devrait-on dire, du « pagne » qui n’a jamais rien caché de sa nudité réinventée.

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