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Vol 4 - Numéro 3

Arts et sciences


Articles parus

Charles-Alexandre Lesueur à Philadelphie : ses contributions remarquables à l’histoire naturelle et à l’illustration scientifique

Here the nearly forgotten contributions of Charles-Alexandre Lesueur (1778-1846) to natural history during his stay in Philadelphia are reviewed. He was a self-taught artist and naturalist whose first occupation was that of an illustrator working for Nicolas Baudin, the commander of a Napoleonic expedition to explore the Austral regions in the early 1800’s. Through his work with the naturalist François Péron, both during and after the expedition, he became a reputed naturalist in his own right. Following the demise of Péron, Lesueur traveled to America in 1815 as an assistant for William MacLure, a geological explorer and philanthropist. Although his contract was for but two years, Lesueur resided in North America from 1816 to 1837. He first lived in Philadelphia, from 1816 to 1825, and there he made his critical contributions to the establishment of the one of the first and major societies of natural history in America and its journal, the Journal of the Academy of Natural Sciences of Philadelphia. During this time, Lesueur published on a wide variety of taxa, created important contacts for the Academy of Natural Sciences of Philadelphia with renowned French naturalists, provided illustrations for other naturalists, and even aided in the printing of the journal. Although Lesueur is recognized as one of the key figures of science in 19th century America, his American scientific work is actually little known. This illustrated essay is an effort to shine a light on his neglected natural history work and his striking scientific illustrations from his time in Philadelphia.


Les Calanques : territoire de science et source d’inspiration - Retour d’expérience sur la collaboration artiste-chercheur

Lors de la résidence Les Calanques, territoire de science et source d’inspiration, l’artiste plasticienne Shanta Rao a exploré l’univers des méduses dont la présence grandissante sur les plages du Parc national des Calanques (région de Marseille, sud de la France) repose la question de l’altérité, des liens entre l’humain et les autres espèces animales. Expérience collaborative avec les chercheurs en biologie marine Justine Gadreaud et Guillaume Marchessaux (Aix-Marseille Université), les recherches de l’artiste autour du transformisme biologique spécifique à certaines méduses ont donné lieu à des oeuvres à la croisée de la peinture et de la sculpture ainsi que des images photographiques et vidéographiques mettant en parallèle dispositifs de recherche plastique et scientifique. Suite à une première exposition de fin de résidence au Fonds Régional d’Art Contemporain Provence-Alpes-Côte-d’Azur à Marseille (2018), le projet initial a continué de se déployer par la réalisation de nouvelles oeuvres et leur exposition notamment à la galerie institutionnelle Edouard Manet (Gennevilliers/FR, 2019), à la galerie Joseph Tang (Paris/FR, 2019), à l’espace d’art Shimmer (Rotterdam/NL, 2019) et au centre d’art contemporain Nest (La Haye/NL, 2020).


« L’après Haeckel » : une exposition de formes de vie primitives microscopiques

Ernst Haeckel, the German naturalist, in 1868 depicted amoeboid microorganisms as primordial life forms. He claimed they were without nuclei or cell membranes but capable of feeding and reproducing. He called such organisms Moners. His remarkable illustrations of the presumably primordial life forms were very widely reproduced in both the scientific and popular press. By 1915 the primitive nature of the organisms and even their existence were in disrepute as no such organisms were found by anyone else. Today, they are largely forgotten. Here the remarkable variety of images of Haeckel’s primordial Protomyxa, published from 1868 to 1913, are presented. Examination of Haeckel’s original illustrations and the subsequent adaptations by others, provide insights into what was, and might still be, thought to be primitive. In the adaptations, the primordial life forms were most commonly shown with the remains of prey inside them and capturing a prey organism. The portrayals of primitive microorganisms as predatory and aggressive, mirrors portrayals of dinosaurs and primitive humans.


Un cadavre exquis pour le progrès scientifique

The exquisite corpse or the exquisite cadaver (adapted from the French term “cadavre exquis”) was invented by the Surrealists to reflect their delight in games, chance and the Freudian-based basis of the uncontrolled aspects of artistic production. It would be expected that the exquisite corpse creationist approach results in chaotic and meaningful pieces. However, these pieces with strange combinations could provide new views and interpretations of possible real situations. These features support that the exquisite corpse has not disappeared and can serve to inspire the creativity of scientists. The collaborations between science and art support and encourage the development of new methodological approaches to inspire scientists viewing previously unexplored properties when addressing scientific challenges. Herein, both scientists and artists participated when building the exquisite corpse. Then, the author put all pieces together randomly to build the exquisite corpse following a variant of the Surrealistic protocol and used the different exquisite corpse as an inspiration to ask questions that may advance research in the area of infectious diseases with emphasis on COVID-19.


Émergilience II

Le projet artistique Émergilience se propose d’explorer les conditions pour l’émergence de formes par des phénomènes d’auto-organisation. Émergence et auto-organisation étant deux notions clés dans la simulation des systèmes complexes. Pour cela, il est fait appel à des outils de modélisation informatique de modèles scientifiques connus ou possiblement réinventés. S’inscrivant dans une certaine continuité historique – que l’on peut faire remonter aux avant-gardes du début du XXème siècle et qui cherche à intégrer à l’oeuvre le processus vital plutôt que son résultat – la recherche se matérialise par la réalisation d’une série d’animations sous forme de programmes exécutables. Les premières animations génératives réalisées permettent d’observer, au cours du temps, la sensation d’auto-organisation du système qui évolue et finit par se stabiliser en acquérant de nouvelles propriétés. Le recours à des outils de modélisation et de simulation permet d’explorer une palette de règles de comportements individuels et locaux des éléments (appelés « agents » dans le contexte computationnel) menant à l’émergence de phénomènes collectifs et globaux, lesquels peuvent rendre compte d’états relationnels plus ou moins stables. Micro-univers en perpétuelle évolution, ces animations sont appelées des « Tableaux-systèmes dynamiques infinis » qui, selon le principe d’autopoïèse, se verront enrichis de capacités de résilience dans le développement futur du projet. La visée d’un tel projet étant, à terme, d’envisager l’écriture d’un traité de modélisation de « Tableaux-systèmes dynamiques infinis », sorte de pendant cybernétique à la théorie des formes telle que l’a construite W. Kandinsky pour la peinture.


Modèles botaniques, des modèles scientifiques entre art et science

La diversité des modèles botaniques en trois dimensions se perçoit d’abord par leurs matériaux, menant à une typologie matérielle. Parmi ceux-ci, il faut compter des modèles en fleurs artificielles jusqu’ici méconnus, dont un exemple est donné par les herbiers artificiels de Marie Fortier. Mais la diversité des modèles botaniques provient aussi de l’évolution de la science botanique elle-même, et de sa relation au monde artistique. Alors que les modèles botaniques anciens deviennent des objets de musée, les modèles botaniques devenus algorithmiques continuent à inspirer les artistes.


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