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Vol 4 - Numéro 2

Arts et sciences


Articles parus

La géométrie et la vie des formes

Envisagée globalement, la vie des formes montre une même tendance à la complexification pour les formes naturelles et pour les formes géométriques résultant des mathématiques ou de l’art, avec une nette accélération pour ces dernières à l’époque moderne. Depuis le début du XXème siècle, les avancées géométriques (géométries non-euclidiennes, théorie des catastrophes, géométrie algorithmique, théorie fractale) ont inspiré les artistes, en particulier ceux de l’abstraction géométrique à travers tous ses avatars – du suprématisme jusqu’à l’art numérique, en passant par l’art optique, l’art cinétique, l’art conceptuel et le minimalisme. Cet article aborde la « vie des formes » de façons multiples : statuts respectifs de la forme et de la formation dans la nature, les arts et les sciences ; rôle du temps et du mouvement dans la perception des formes ; difficulté de l’idée de forme, aux échelles dimensionnelles extrêmes ; pertinence des notions de bord et de contenu en tant que critères déterminants des formes mathématiques ou artistiques ; limites de l’approche géométrique pour la connaissance des formes. On avancera enfin l’hypothèse d’une vie des formes excédant la géométrie, et exigeant une approche sensorielle ou spirituelle.


Infini de Dieu et espace des hommes en peinture, conditions de possibilité pour la révolution scientifique

Le riche débat grec et médiéval sur la nature de l’infini, en puissance et en acte, trouve une synthèse et une réponse dans l’invention, en Italie et à la Renaissance, de la perspective géométrique. Dès le milieu du XIVe siècle, des peintres-théologiens donneront à l’infini en acte de Dieu sa première forme symbolique : la ligne ou le point de fuite dans les Annonciations, lieu de rencontre entre l’incommensurable et le mesurable, entre l’incirconscriptible et le lieu, entre Dieu et l’homme. La géométrie projective des peintres renaissants, une décision théologico-picturale, un geste à la limite infinie, organise alors l’espace des hommes, pour une humanité plus pleine, dans sa finitude, toujours confrontée à l’infini de Dieu. Ensuite, l’espace et l’infini encadreront les dynamiques physiques, en tant que conditions de possibilité pour la construction de la science moderne. Au coeur de cette nouvelle construction d’objectivité, le rôle du sujet connaissant et de la relativité des systèmes de référence est aussi à retrouver dans l’explicitation du regard relativisant du spectateur et de l’artiste en peinture. On posera la question de la pertinence de ses cadres, imprégnés d’a priori épistémiques, voire ontologiques, dans une science historique telle la biologie.


Kosmoopera : entre Cosmos et Cosmogonie

L’exposition Kosmoopera est un projet de recherche qui a débuté en avril 2019. Un an après, on pourra découvrir les oeuvres de Valentina Mir au Centre de Russie pour la science et la culture à Paris. Cette exposition événement ouvrira ses portes le 7 avril 2020 à la veille de la fête nationale russe qui commémore le premier voyage de l’homme dans l’espace le 12 avril 1961. Grâce à l’amabilité et au soutien de Konstantin Volkov, le directeur du CRSC, Valentina Mir a pu fréquenter l’Institut et rencontrer à plusieurs reprises les cosmonautes G. Padalka et A. Borisenko. Ce dernier sera présent lors du vernissage et tiendra une conférence à cette occasion.


Portrait des eaux profondes : Évolution des illustrations d’animaux des profondeurs dans la presse populaire, de Jules Verne (1860) à William Beebe (1930) jusqu’aujourd’hui

Our vision of deep-sea life changed dramatically with the results of scientific explorations and study of the deep that began in the 1860’s. Mythical monsters, epitomized by Jules Verne’s giant octopus, gave way to mysterious landscapes inhabited by odd creatures actually dredged up from the deep. While we now know of the diversity and unusual life cycles of deep-sea creatures, visions of the deep as a world of monstrous creatures persists today in the popular press.


Entre les arbres : itérer la genèse des formes, en art et dans la nature

In many dynamics of nature we may witness the iteration of a morphogenetic process. Mandelbrot fractals allow us to give an elegant mathematical representation of those engendered by physical processes and provide new tools for an insight into some dynamics in Quantum Physics. The art photography book, reviewed here, proposes an original perspective of the forms and shadows of trees’ branches and leaves. It stresses the non-algorithmic diversity of biological morphogenesis, by adding also the artist’s interpretation by double exposures and filtering techniques. Analogies with two modern figurative painters will be hinted as well as the distortion of knowledge and economic action induced by fast-trading and the search of fractal regularities in the stock-market.


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