exit

Écologie et environnement   > Accueil   > Risques urbains   > Numéro

Vol 2 - Numéro 1

Risques urbains


Articles parus

Les villes sont‐elles résilientes ?

This paper first argues that the driving force behind the aggregation of human settlement, throughout the centuries, has been the ever-increasing need for collective problem solving. Villages and cities have emerged in ‘dissipative flow structures’ in which organization (information processing capacity) spread out from cities into their hinterland, enabing energy and other resources to increasingly flow into cities to meet the needs of the population. Information processing is thus the driver of urbanization, and energy is the constraint. With the Industrial Revolution, the growth of such dissipative flow structures accelerated very rapidly due to the fact that fossil energy became available and lifted the constraint. Hence the urban explosion of the last couple of centuries. In the second part of the paper, some of the potential consequences of this explosion are discussed. First, whether the ever accelerating increase of global urbanization will continue or not, and then what might be the consequences of that acceleration for urban planning and architecture, emphasizing that cities need to become pro-active rather than re-active. They need to start designing for change rather than responding to it. In a final section we discuss some of the risks to urbanization that are posed by the Information and Communication Technology (ICT) Revolution, and conclude with a suggestion how, in developed countries, information technology might reverse the trend to increasing concentration of the population in cities, whereas for the moment, this is not likely to be the case in developing countries.


De la lecture d’une crise à celle de la résilience territoriale : le phénomène el Niño 2017 au Pérou vu depuis la capitale.

Au début de l’année 2017, le territoire péruvien se trouve face des intempéries amplifiées par le phénomène El Niño affectant en particulier la côte du pays. Les déclarations d’urgence se multiplient et le Système National de Gestion du Risque de Désastres, reformé en 2011, se trouve mis à l’épreuve des huaycos (coulées de boue) et des inondations qui frappent le pays andin. Face à l’événement majeur et aux difficultés rencontrées, l’État péruvien adapte et centralise la réponse à l’urgence. Cet écrit propose une lecture de la gestion de la crise nationale à travers ses effets sur l’aire métropolitaine de Lima et Callao, alors établie comme le siège des opérations et comme le lieu de déploiement des activités humanitaires. Il met en relation les entrevues réalisées avec des membres du gouvernement central, le travail de terrain et la documentation disponible au moment de l’urgence. Cet article a pour objet de rendre compte des composantes de la résilience territoriale alors en jeu dans un contexte de crise nationale questionnant, entre autres, les ressources mobilisées et le contexte de leur utilisation.


La gestion des risques multiples en zones urbaines : un modèle intégré d’analyses multirisques pour une résilience générale

Un territoire urbain ne fait jamais face à un seul risque, mais à un ensemble de risques en interactions. Sur un même espace, des aléas inondation, vagues de chaleur/froid ou séisme coexistent souvent avec des activités industrielles telles que des centrales énergétiques, des usines chimiques ou de transports de matières dangereuses. Or, la gestion des risques demeure focalisée sur des approches mono-aléa au détriment d’une approche globale, plus systémique, intégrant les interactions entre des aléas multiples et les risques associés sur un même territoire. Cet article
propose un modèle intégré d’analyses multirisques adapté à une résilience générale des territoires urbains.


Anticiper et simuler les dynamiques de changement pour diagnostiquer et améliorer la résilience d’un système territorial urbain

Cette contribution traite de la résilience des villes dans une optique résolument globale. De fait, elle mobilise le concept de résilience à la fois dans une logique de gestion des perturbations de type évènementiel, dont les dynamiques spatio-temporelles opèrent dans le temps court, ainsi que dans une logique d’anticipation des futurs urbains, traitant alors de dynamiques de changement des territoires qui opèrent dans le temps long. Un exemple de diagnostic est proposé sur la spatialisation des effets dominos d’inondations et de coupures électriques dans la commune de Marseille. Dans un second temps, la résilience des villes est pensée en termes de développement des territoires et de détections de possibles tensions et de nouvelles situations à risques que pourraient faire émerger des stratégies d’aménagements, des décisions de gestion des pénuries en eau ou encore la diffusion d’innovations sur un territoire.


Autres numéros :

2017

Volume 17- 1

Faire la ville résiliente pour faire la ville plus sûre

2018

Volume 18- 2

Numéro 1

Numéro 2

2019

Volume 19- 3

Numéro 1